Le Vieux Bolk ramassa son chapeau tube tout aplati, lui redonna une forme convenable, puis le dépoussiéra méthodiquement du revers de la manche. Son regard curieux se portait sur un paysage sensiblement différent de celui auquel il était accoutumé : ciel bleu, nuage blanc, et gentilles maisonnettes (un peu noircies pour certaines), de la verdure partout.
Il l’ignorait encore, mais un facétieux destin l’avait transporté sur le site de ce que les historiens appelleraient, bien plus tard, « la Bataille du Village de l’Ouest».
« A se demander où est passé l’appartement du patron ?... » songea le petit bonhomme au nez biscornu et aux ailes de papillon, tandis qu’il fouillait sous des feuilles de laitue fraîchement piétinées. (Non pas qu’il se posât encore ce genre de questions depuis le temps qu’il travaillait pour ledit « patron », mais il fallait bien penser quelque chose par soi-même… « Sinon on ne vaut pas mieux qu’une image en deux dimensions ») (ça c’était une de ses propres citations qu’il aimait bien sortir en fin de repas).
Un fameux grand écart entre son dernier souvenir et l’instant présent en tout cas !
Un moment vous somnoliez paisiblement dans un douillet fauteuil, une aimable petite bouffarde au coin du bec, et puis, en un clin d’œil, POUF ! Vous voilà assis sur le rebord d’un toit !
Et en flammes qui plus est, le toit !
« On ne dira jamais assez l’importance d’une paire d’ailes pour réussir une bonne aventure !», avait-il grogné après s’être réfugié sans demander son reste dans un jardinet en contrebas.
« Quand on veut en sortir vivant, s’entend… »
Tout s’était passé tellement vite ! Même la voix trop aigüe de Mlle Syrup, il avait l’impression de l’entendre comme si elle était encore là, pérorant à ses côtés. Seulement…elle n’était plus là. Pas plus que les autres, d’ailleurs : pas de Kiel, pas de Drogon ni de Nixe. Il était seul comme au premier jour (un sacré souvenir aussi, ça !). Même les absurdes jérémiades de l’Ordi domestique lui manquaient déjà (un peu). Triste spectacle que celui qu’on lui offrait en lieu et place de son petit confort : ce village venait d’être le théâtre d’une bataille ! Ou alors c’était très bien imité…
Si seulement il pouvait remettre la main sur sa bonne vieille pipe…le dépaysement serait déjà moins cruel. Dans sa fui…sa retraite précipitée, il avait en effet éparpillé bon nombre de ses petites affaires, et se fit un devoir de tout retrouver. Au détour d’une mauvaise herbe calcinée, cependant, il croisa le regard effrayé et pédonculé d’une malheureuse créature réchappée du carnage. Il s’agissait d’un Gastéropode commun des jardins, à la coquille d’un beau gris-brun.
« Tiens, un indigène ! Ça fait drôlement plaisir. Pour tout vous avouer, je me sentais un peu seul dans cet univers hostile.
_ Je vais sans doute vous surprendre, rétorqua l’escargot d’une voix hésitante, mais depuis quelques heures, de mon point de vue ce serait plutôt le contraire. Pour mieux comprendre ma situation, imaginez que vous êtes né, avez grandi, mangé, bavé, aimé, rampé, tout cela dans un immense jardin rempli de la verdure la plus variée, de la plus douce à la plus croquante ; un jardin des délices, un paradis à l’humidité parfaite et ininterrompue tout au long de l’année, et surtout, surtout, d’une tranquillité jamais bouleversée. Imaginez…
_ J’essaie de me figurer la chose, fit le Vieux Bolk tout en poursuivant ses recherches.
_ Pas un prédateur monsieur ! Aucune créature dépassant les 20 cm de haut ! Et voilà qu’en moins d’une demi-heure j’ai vu cet éden perpétuel traversé par six paires de bottes, et une paire de chaussures de sport ! Et ce ne serait encore rien si ces horreurs n’avaient pas été occupées par les plus abominables monstres humanoïdes qu’il m’ait été donné de voir dans ma vie ! Ah monsieur, j’ai eu bien de la chance de ne pas finir écrasé comme une vulgaire punaise ! Pouvez-vous mesurer un tel degré de chaos ?
_ Certes, certes, j’ai une imagination débordante (entre parenthèses, à propos de punaise, j’en ai connu une, il y a longtemps, qui vous aurait forcé à redéfinir la notion de vulgarité). Mais je me demandais, à tout hasard, si vous n’auriez pas aperçu une pipe solitaire traîner sa peine dans les environs ?
_ Sous la feuille d’épinard, là, à gauche, répondit l’escargot d'un air distrait.
_ Alors ça c’est formidable dites donc ! (Je vais la mettre dans ma poche pour être sûr de ne plus la perdre…)
_ Oh ce n’est presque rien, dit l’autre : j’ai, par la force des choses, une vision très... terre-à-terre, de l’existence, et mes yeux perçoivent plus de merveilles sous les luxuriantes frondaisons d’un potager que vous ne pourriez vous le figurer.
_ En tout cas je vous remercie sincèrement. Vous avez réuni une famille, et c’est un cadeau sans prix. Monsieur Bicorne, ma reconnaissance éternelle vous est acquise !
_ Ah ça alors ! Comment pouvez-vous bien connaître mon nom ? s’extasia le disert Gastéropode. Je ne me souviens pas m’être présenté, ce dont je rougis d’ailleurs d’une confusion rétroactive qui me retourne jusqu’aux tréfonds de la coquille.
_ Il n’y a pas de mal, répondit le Vieux Bolk. Vous ai-je salué moi-même ? Pour tout vous dire, j'ai rencontré, dans ma jeunesse, un escargot qui portait ce nom. C'est également lui qui m'a expliqué que vous, les gris-bruns, portiez tous le même patronyme.
_ C'est ma foi vrai. Rapport aux cornes, vous voyez.
_ Et c'est lui aussi qui m'a appris des rudiments votre langue, ce qui me permet de converser avec vous. Il disait que je n'arriverais jamais à me défaire de mon accent d'humanoïde. Sacré cher Bicorne, ajouta le Vieux Bolk avec une moue nostalgique. Il avait raison, je suppose.
_ La langue escargote est de prononciation notoirement difficile, convint Mr Bicorne, du moins pour ceux qui ont une langue et des cordes vocales. Toutefois, force m'est d'admettre que vous vous en tirez avec les honneurs.
_ Je m'achoppe toujours sur l'accent tonique, ajouta le Vieux Bolk en hochant la tête. L’accent tonique escargot c’est quelque chose !"
A ces mots qui lui rappelaient un paisible passé pas si lointain, le susnommé Bicorne poussa un poignant soupir empli de désespoir. Le Vieux Bolk comprit que l'état dépressif de l'escargot ne provenait pas des complexités de sa langue absconse. En vieux baroudeur qu'il était, il reconnut distinctement la terreur véritable, celle qui, une fois insinuée dans les moindres recoins de l'être, ne le quittaient jamais plus. Dans ces cas-là, comme dans tous les autres d’ailleurs, il allumait sa pipe et prêtait une oreille attentive aux malheurs d'autrui.
« Si j'ai bien compris, fit-il après avoir exhalé quelques anneaux de fumée gris-bleue, des intrus sont entrés pour la première fois dans votre jardin inviolé...
_ Oui, répondit Bicorne, les yeux baissés, c'est exactement ça.
_ Personne n’était venu avant eux ? N’est-ce pas un peu étonnant, avec toutes ces habitations qui nous entourent ? L'endroit était-il donc désert jusqu'à aujourd'hui ?
_ Ah mais pas du tout ! Ah-la-la monsieur ! Si seulement vous aviez pu voir notre village avant ces tristes évènements ! Des humains partout ! Des jeunes, des vieux, des moins jeunes et des moins vieux, des hommes, des femmes, des curés, des moines, des moniales, des pasteurs, des imams, des rabbins, des gourous, des incroyants…un immense univers grouillant de vie !
_ Mais personne n’entrait dans le jardin…
_ Non, personne, répondit l’escargot. Personne jusqu’à aujourd’hui…
_ Vous avez pu voir les agresseurs ? Noter un détail…
_ Ils chaussaient tous du 45…
_ Oui mais vous n’avez…coupa le Vieux Bolk.
_...sauf un, poursuivit Bicorne, celui qui portait des baskets devaient faire un grand 43.
_...rien vu à part leur pointure ?
_ C’est facile à dire ça, j’aurais voulu vous y voir à ma place, tenez ! »
Le Vieux Bolk haussa les épaules sans répondre. Certaines réactions instinctives ne pouvaient être maîtrisées, et il était dans la nature des escargots de rentrer dans leur coquille à la moindre occasion. Son vieil ami Bicorne avait très mal vécu cette situation à la grande époque de leurs aventures communes : ce cher compagnon était probablement le Gastéropode le plus courageux qui ait rampé au service de la Justice, mais même lui ne pouvait s’empêcher de rentrer les cornes et de se recroqueviller dans sa coquille à la moindre alerte. Pas facile à gérer en situation de combat, mais baste ! Tout héros a son point faible.
« Quoi qu’il en soit, je ne sais pas à qui appartenaient les bottes, mais s’il a vu des baskets, une chose est sûre, ce n’était pas le patron… » se dit-il en revenant à ses préoccupations immédiates.
Il en était là de ses réflexions, quand soudain, une ombre caractéristique s’allongea autour d’eux et le força à revenir à l’instant présent : c’était l’ombre des ennuis pour toutes les créatures de moins de dix centimètres de haut…Qui, dans ce genre de situation, fuyaient aussi vite qu’elles le pouvaient !
Ou bien rentraient dans leur coquille…
Le Vieux Bolk aurait pu s’enfuir à tire d’aile de papillon mais il n’eut pas le cœur d’abandonner le pauvre Bicorne à son triste sort. Aussi, en souvenir de cet autre Bicorne qui avait été son ami, le vieux et pugnace guerrier se tourna pour, une fois de plus, faire face au danger.
Mais celui-ci se présenta sous la forme étonnante d’une inoffensive fillette qui traversa le jardin en courant et passa d’un bond au-dessus d’eux sans les apercevoir. Le Vieux Bolk poussa un discret soupir de soulagement.
« Maa-ax ! Viens mon ptit chienchien ! Ma-aax ! Où es-tu ? criait la petite fille.
Le Vieux Bolk prit lentement son envol, porté par ses grandes ailes. Les poings sur les hanches, il examina avec attention la nouvelle venue tandis qu’elle se dirigeait vers la partie du village la plus touchée par les incendies. Quelque chose comme un pressentiment lui démangea la nuque… Pensif, il se gratta. Soudain, un mastodonte à quatre pattes, le poil hérissé et la gueule écumante, sortit en titubant d’un tas de décombre puis s’effondra. La fillette se précipita vers lui. Le Vieux Bolk s’en alla rejoindre l’escargot.
« Qu’est-ce que c’est que cette drôle de créature bleue ? demanda-t-il.
_ C’est une petite humaine, répondit Bicorne, une enfant du Village.
_ Ah oui vraiment ? Une humaine ? Surprenant… Vous la connaissez ?
_ Si je la connais ? Autant qu’il soit donné à un escargot de connaître une humanoïde de 1m20…
_ Mais encore ? s’impatienta le Vieux Bolk.
_ Son nom est Nealady, renchérit Bicorne d’une voix rêveuse, mais il semble qu’elle ait eu vent il y a peu de son nom secret, qui serait Seven si elle ne s’est pas trompée (et cette coquine est bien assez maline pour ça). Elle est la meilleure chose qui soit arrivée à ce village humain, une source de joie véritable, un parfum de vie, une lumière comme on n’en voit même pas une fois dans toute son existence.
_ Eh bien dites donc ! Qu’est-ce que ce serait si vous la connaissiez mieux…
_ C’est que je l’ai vue naître sur la Grand-Place du village, si vous voyez ce que je veux dire. Bien sûr que non vous ne voyez pas…Personne d’autre n’était là, personne ne peut savoir. Ce matin-là, aux premiers rayons de l’aube, alors que les perles de rosées transformaient herbes, feuilles et fleurs en palais de cristal, je me trouvais près du puits – pas vraiment mon territoire habituel, mais au cœur d’un délicieux bouquet herbacé des plus appétissants – lorsque je « les » vis.
_ Qui donc ? fit le Vieux Bolk prêt à glaner toute information, (quitte à la reléguer temporairement dans un coin de sa mémoire).
_ Deux individus humanoïdes, blancs des pieds à la tête… Ils avaient déposé un panier d’osier dans lequel j’aperçus…
_ Un bébé ? » intervint le Vieux Bolk au comble de la curiosité.
L’escargot tourna[1] vers lui une paire d’yeux interrogateurs :
_ Qu’est-ce qu’un bébé ? demanda l’escargot.
_ Ah oui…j’oubliais…Eh bien un bébé c’est…heu…c’est un petit d’Homme…répondit le Vieux Bolk en cherchant au plus loin de ses connaissances.
_ Cela je l’avais un peu extrapolé, grogna Bicorne, quelque peu vexé d’être pris pour une limace [2] [3]. Mais je ne sais toujours pas à quoi « ça » ressemble ! S’agit-il d’une larve, d’un œuf ou de quelque autre forme d’animalcule étrange ?
_ Mais non ! s’emporta le Vieux Bolk, j’imagine qu’il en va comme de tous les humanoïdes : c’est un Humain mais en beaucoup, beaucoup plus petit, chauve et édenté.[4] [5] [6] [7]
_ Je conçois très nettement la notion de calvitie, reconnut Bicorne, car c’est un problème récurent dans ma famille, mais que signifie au juste « édenté » ? Et qu’entendez-vous exactement par « petit » ? Petit comme une clochette de muguet ? »
Le Vieux Bolk retira son chapeau et s’épongea le front. Tout son visage et le sommet de son crâne avaient viré au même rouge que ses joues, et c’était tout sauf une marque de bonne humeur.
« Bon alors, 1 : édenté, ça veut dire « qui n’a pas de dent pour mâcher » ! Inutile de chercher plus loin, il vous faudrait faire un trop gros effort d’imagination pour appréhender le concept. 2 : une clochette de muguet c’est joli mais en l’occurrence ça me paraît vraiment, vraiment trop petit. Il me semble avoir entendu dire qu’un bébé garçon c’est gros comme un chou et un bébé fille plutôt comme une rose, ou à peu de chose près.
_ Je ne voudrais pas avoir l’air tatillon mais… »
A cet instant précis, simultanément, le Vieux Bolk se laissa emporter par un accès de mauvaise humeur et une nouvelle silhouette géante apparut dans leur dos. Sans qu’aucun des trois protagonistes ne soit réellement conscient de l’enchaînement des faits : le Vieux Bolk hurla tout un tas de vilains mots à destination de l’escargot, celui-ci rentra instantanément dans sa coquille, une masse sombre s’abattit sur lui et il disparut à tout jamais.
Ô ironie funeste ! Jamais le Vieux Bolk n’av ait souhaité que ses jurons fussent les dernières paroles qu’entendrait son malheureux ami ! Le couperet n’était pas passé très loin pour lui non plus, mais la chance lui avait souri, son heure n’était pas venue. Pourtant, à cette seconde-là, il aurait préféré avoir été écrasé.
Pendant ce temps, le titan inconnu réalisa enfin qu’il avait servi de glaive à la providence dans un affreux drame, et il grogna :
« Aaah beurk ! J’ai dû marcher sur un truc !»
Puis, d’un geste désinvolte, il alla racler sa semelle souillée sur une pierre saillante.
Le sang du Vieux Bolk ne fit qu’un tour, et sa tête à peine un demi : une épée flamboyante de 7 centimètres de long[8] apparut et dans un terrible cri de rage, tel un éclair vengeur, il fendit l’air. Le monstre allait payer pour son crime ! Qu’importait sa taille ! Le brave aventurier avait déjà abattu bien des montagnes et le chagrin, la colère et même la haine, centuplaient ses forces.
Malheureusement, ni sa rage, ni son épée ne lui furent d’aucune utilité : il passa au travers de son ennemi sans que celui-ci le voit, l’entende, ou ressente ne serait-ce qu’une démangeaison.
« Reste ici, lâche ! Crois-tu pouvoir assassiner un innocent, et partir comme si de rien n’était ?!» hurla le Vieux Bolk, ferraillant de taille et d’estoc. Dans le vide…
Au bout de quelques minutes de cet épuisant ballet aérien, il commença à ressembler à ce qu’il était : un petit bonhomme imaginaire, rabougri et fatigué. Son chapeau s’était envolé, sa pipe gisait sur le sol ; les larmes de frustration et de tristesse ne s’arrêtaient plus de couler sur ses joues. Il redescendit doucement à terre, mais à une certaine distance car il ne voulait pas voir les restes du pauvre Bicorne.
De son côté, l’inconnu avait poursuivi son chemin. Après avoir traversé le jardin potager, et marché sur il ne savait quelle saleté, il s’était immédiatement dirigé vers Seven. La petite fille était au chevet de la forme inanimée qu’elle avait appelée Max. Elle répétait encore ce nom, mais avec des sanglots dans la voix. Le Vieux Bolk se dit qu’elle aussi avait perdu un ami…
Alors, le meurtrier sans scrupules s’accroupit aux côtés de l’enfant et caressa la créature agonisante. Elle sursauta. Le Vieux Bolk ne le voyait plus que de dos, mais il devina qu’il se passait quelque chose. Et il en eut la certitude lorsqu’il vit le quadrupède se lever et bondir en aboyant joyeusement !
Le Vieux Bolk secoua brusquement le voile de tristesse et d’épuisement qui embrumait ses yeux.
« Non seulement il se passe quelque chose, mais c’est même quelque chose de pas ordinaire ! » se dit-il.
Seven se jeta dans les bras du mystérieux sauveur, qui lui sourit en retour et lui murmura un secret à l’oreille. La fillette leva des yeux rayonnants de bonheur et hocha vigoureusement la tête pour donner son accord. Toute la pilosité du Vieux Bolk se hérissa à l’unisson du profond malaise qu’il ressentait. Cela dépassait ce qu’il avait ressenti à la mort de son ami l’escargot…C’était plus insaisissable, moins immédiat. Plus angoissant aussi.
Seven aurait voulut que l’homme restât auprès d’elle. Le Vieux Bolk sourit quand elle dit : « je vais vous présenter Victorvincent et Harvey ! », c’était la première bonne nouvelle de la journée : le Patron était dans les environs…Mais son sourire s’éteignit quand l’autre lui fit renouveler sa promesse : ne jamais parler de lui, ni à Victorvincent, ni à personne.
« Promis ! »
Nouveau frisson.
Le Vieux Bolk ramassa son chapeau et se mit à la recherche de sa pipe. Réfléchir, se poser quelques instants et réfléchir encore : le Patron avait sûrement une bonne raison pour l’avoir fait apparaître à cet endroit et à ce moment précis. Pas besoin d’avoir le cerveau d’un Oma pour deviner que ça avait un lien avec l’un de ces trois-là.
Le grand tueur était en train de repartir comme il était venu, en silence par l’errière du bourg, et le Vieux Bolk ne pourrait pas le suivre très longtemps… Restait la gamine.
Oui, oui, la gamine. Elle pleurait et riait, le visage enfoui dans les poils de son compagnon animal. Il s’approcha d’eux avec lenteur, sans se retourner.
« Je vous demande de me pardonner, mon pauvre Bicorne. Nous n’avons pas eu le temps de bien nous connaître vous et moi. Vous étiez particulièrement pompeux et ennuyeux, mais vous aviez l'air d'être un bon camarade, et personne ne mérite de finir comme ça. Je n’ai pas pu vous protéger…la vengeance va devoir attendre un peu… Mais je vous garantis qu’il paiera ! Il ne le sait pas encore, pourtant on se reverra lui et moi, c’est une promesse. »
[1] Au sens propre du terme, seuls ses yeux pédonculés pivotèrent… (Nda)
[2] Equivalent de la blonde chez les Gastéropodes (note ajoutée par un correcteur anonyme)
[3] Qui a laissé passer la note 2 ?! (Note d’éditeur furibond)
[4] Ceci est une œuvre de fiction, toute ressemblance avec une autre tranche d’âge serait puuurement fortuite (Note d’éditeur prudent)
[5] Mais pas du tout ! (Nda)
[6] C’est pas bientôt fini oui !? Si ça continue i y aura plus de notes que de texte dans ce chapitre ! (Note du Bêta-lecteur)
[7] Nous sommes désolés pour tout ça (Note de l’auteur, de l’éditeur et du correcteur)
[8] Elle avait un nom, comme toutes les épées magiques, mais cela n’a que peu d’importance.(note zut)
Pauvre Bicorne.....
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